La psychanalyse

Premier rendez-vous, prise de contact


Il survient après un premier contact téléphonique. Les paroles échangées permettent de connecter ou pas les 2 inconscients en présence. Il arrive que l’on s’entende déjà. Pour ma part, je sais tout de suite si cela va passer ou non. Néanmoins, parfois, l’état d’esprit de la personne en demande peut être empreint de résistances et certaines structures névrotiques peuvent tenter de faire test à ce premier écho.

Ce premier rendez-vous est fondamental. Il va permettre de poser les bases du travail. Il se fait très souvent de visu. C’est à ce moment que je réponds à toutes les premières questions du futur analysant ou pas.
    •    Comment ça se passe ?
    •    Est-ce que vous pouvez quelque chose pour moi ?
    •    Combien de temps dure une séance ?
    •    Combien de séances ?
    •    Combien de temps va prendre ce travail pour que je sorte de ce problème ?
    •    Ça coûte combien ?
Etc … Etc …

Cet entretien est donc déterminant. Le prix notamment de la séance est fixé. Là, pas question de grille tarifaire comme on peut le voir sur beaucoup de sites de « psychanalystes ». Il n’y a pas d’arbitraire ! Si ça ne « match » pas, la séance n’est pas payante et c’est terminé. Mais c’est très rare; bien souvent cela relève d’une résistance plus ou moins surmontable ou encore si l’on a affaire à un pervers qui vient tenter de jouir. Il reviendra ou pas quelques jours plus tard et entamera alors son analyse. Le prix est notamment fixé en rapport avec la valeur symbolique du temps investi par la personne pour s’entendre de façon juste. Il peut aller de 40€ pour un jeune en formation par exemple, jusqu’à 200€ ou plus pour un « riche ».
Il ne peut être pris en charge par quelque organisme social que ce soit.
Il représente le temps que vous investissez dans votre vie sociale. Dans l’inconscient, l’argent c’est du temps et non pas comme pour le conscient ou la névrose car là, le temps c’est de l’argent…
C’est très important, un-port-temps. C’est ça qui va porter, vous trans-porter.
La « posologie », quant à elle, dépend de l’état du demandeur. Si la phase est aigüe, il peut venir tous les jours. L’analyste doit se rendre disponible. Il doit aussi adapter les horaires des séances en fonction des résistances du patient (pourquoi pas très tôt le matin pour un fumeur de cannabis ou un game-addict qui se couchent tard…). Si celui-ci a de l ‘expérience sur la pratique de son inconscient, s’il est en régulation, il peut venir toutes les semaines ou 2 semaines.
Quant à la durée des séances, elle varie généralement entre 20 minutes et 75 minutes. Cela dépend là encore de la phase dans laquelle se trouve le patient. De ce qu’il sort. De son degré d’avancement, de son énergie, de ses résistances. Parfois, il faut couper, arrêter là. Parfois, il faut épuiser, essorer, vider.
Ça se fait de façon inconsciente et de manière transférentielle. De plus, comme la relativité temporelle, le réel l’impose, une heure peut paraître 10 minutes et dix minutes une heure…